Guillebaud, Mandela et le monstre doux


Ne craignons pas d’échouer, ni de réussir : le courage est d’affronter l’échec et la réussite avec un coeur serein, en prenant exemple sur les hommes et les femmes qui ont osé se dresser pour vivre une vie digne, pour eux et pour les autres. De nouvelles dominations se mettent en place, d’autant plus redoutables qu’elles s’installent de manière insidieuse, et le plus souvent avec notre consentement. Jean-Claude Guillebaud les décrit sans complaisance dans son dernier livre, « la vie vivante, contre les nouveaux pudibondss », où il fait l’éloge de la chair vivante, contre les nouveaux puritains qui veulent nous libérer de la chair et du réel.

Citation : « Ainsi, sous couvert de « libération », la nouvelle pudibonderie conforte étrangement ce qu’il y a de pire dans le puritanisme religieux hérité du XIXe siècle. Et pas seulement au sujet des moeurs. Dans le discours néolibéral, l’adjectif « performant » désigne le Bien suprême. Mais ni le « système » ni ses logiciels ne savent prendre en compte des choses aussi fondamentales que la confiance, la solidarité, l’empathie, la gratuité, la cohésion sociale.

La Vie vivante, celle qu’il faut défendre bec et ongles, c’est celle qui échappe aux algorithmes des ordinateurs, à l’hégémonie des « experts » et des dominants, qui confondent « ce qui se compte » avec ce qui compte. »

Plus ancien, mais toujours d ‘une actualité brûlante, le discours de Nelson Mandela lors de son investiture comme président de l’Afrique du Sud en 1994: »Notre crainte la plus profonde n’est pas d’être insuffisants. Notre crainte la plus profonde est d’être puissants au-delà de toute mesure. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous fait le plus peur. Nous nous demandons  » qui suis-je pour être brillant, superbe, talentueux, fabuleux? »

Il faudrait plutôt demander qui êtes-vous pour ne pas l’être? Vous êtes Enfant de Dieu ! Vous faire tout petit ne sert pas le monde. Ce n’est pas une preuve d’intelligence de se rapetisser pour éviter aux autres un sentiment d’insécurité. Nous sommes nés pour faire éclater la Gloire de Dieu qui est en nous. Elle n’est pas réservée à quelques-uns. Elle est en chacun de nous et, en faisant briller notre propre lumière, inconsciemment, nous donnons aux autres la permission de faire de même. Etant libérés de notre propre crainte, notre présence automatiquement libère les autres. » (auteur inconnu)

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