Le bébé, les ruches, l’hôpital et la charité


C’est sans doute la première et dernière fois que l’on verra la photo d’un bébé sur ce blog.

Non pas que l’on ait quoi que ce soit contre ces attendrissantes créatures, dont nous avons beaucoup à apprendre en matière de développement personnel, mais parce qu’il y a des quantités de mamans qui couvrent déjà ce sujet, avec beaucoup de compétence et de talent.

Au départ, cette chronique devait apporter une réponse au commentaire désespéré autant qu’expressif de notre ami M…  suite à la dernière publication. Je le cite dans le texte (il va m’en vouloir à mort) : « chiotte », (il a bien écrit « chiotte », je n’invente pas, je ne déforme pas, c’est écrit comme ça, dans le texte, verbatim), « Chiotte… !! Tu nous as bercé tous l’été dans des moments sympas, nous permettant une évasion totale et lointaine…, Et voilà que tu nous remets dans le caca, comme dirait Christian Prigent, dans “Presque tout ! » Va falloir la chercher cette patate ! »

Et que voulez-vous répondre à cela, et à mon amie Christiane M…  qui me demande, après la leçon de grammaire et les bonds de cabri, où je trouve des raisons de « garder la patate » ?

J’aurais pu évoquer la tribune de Cyril Dion dans le Monde la semaine dernière ou celle, plus ancienne, de Joseph Stieglitz, ou encore le livre de Jeremy Rifkin sur la troisième révolution industrielle, mais pour rester plus proche de nous j’évoquerai plutôt ce qui se passe en ce moment   aux Grands Voisins, « le lieu le plus cool de tout Paris » cet été selon le site lebonbon.fr

https://www.lebonbon.fr/paris/societe/les-grands-voisins-un-village-utopique-en-plein-coeur-de-paris/

Ce « village utopique en plein cœur de Paris », est une « fabrique de biens communs » (http://lesgrandsvoisins.org/). Installé sur le site de l’ancien hôpital Saint Paul en attendant sa prochaine démolition et sa renaissance sous forme d’éco-quartier, il accueille de nombreux résidents et partenaires. Migrants, jeunes et femmes en difficulté, bobos et porteurs de projets s’y côtoient dans une ambiance à la fois festive et productive. On ne fait pas qu’y jouer au scrabble ou boire des canons sur de la musique tendance : pendant la journée, ça bricole sec (Yeswecamp), de nouveaux partenaires s’installent chaque semaine (une annexe de la Ruche), l’agriculture urbaine se déploie dans toute sa succulente diversité en attendant la prochaine récolte de MIEL.

Du miel ? Eh oui ! Car parmi les porteurs de projets se trouve mon ami Jérôme, apiculteur et  animateur de l’association Miel de quartier (http://www.mieldequartier.com/. Selon son site web, Miel de Quartier, c’est concentré de biodiversité urbaine à haute teneur en relations humaines.

Et le bébé, dans tout cela ? Patience. J’y viens.

Comme mon ami Jérôme, qui a les yeux aussi gros que le rayon d’action de ses abeilles, s’est mis trois locaux sur les bras, je lui ai proposé un coup de main pour la rénovation. Nous voilà donc partis à lessiver, poncer, gratter les murs en attendant de pouvoir les repeindre pour accueillir correctement les visiteurs le 11 septembre prochaine (suspense).

Et donc, un soir, les pouces et la nuque endoloris, je m’apprête à franchir le portail du site pour rentrer chez moi. Instinctivement, je lève les yeux, et je vois inscrit sur le mur d’un des bâtiments : « maternité ».

Et là, flash-back : je me rappelle être déjà venu ici, il y a vingt-six ans, pour voir ma sœur qui venait d’accoucher de sa seconde fille…

Laquelle vient à son tour d’accoucher d’un adorable bébé.

Tendresse, promesse, les cycles de la vie nous parlent dans leur langage mystérieux.

Donc, voici la photo.

IMG_7654

Buencarmino, le bloggeur qui tient ses promesses.

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Une réponse à “Le bébé, les ruches, l’hôpital et la charité

  1. Quelle résilience, cher Robert ! Si j’ai bien compris la notion : ta capacité de rebond d’un article à l’autre, comme le cabri quoi !! En résumé, aujourd’hui nous sommes dans l’essentiel : la vie, magnifique, dans son élan vital et son perpétuel recommencement, vive les naissances ! Puis la culture de la terre, l’écologie du monde avec son miel ou ses patates, ces dernières ayant l’avantage de donner la pêche tous le matins !
    Merci de nous avoir sorti délicatement de ces derniers pas à venir, de cette ornière dans laquelle nous glissons jour après jour doucement, avant sans doute de s’engluer. Le retour à la terre, sans doute !
    M

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