Puissance de la joie


La puissance de la joie, de Frédéric ‪‎Lenoir, est un beau cadeau de l’auteur à son public. Un présent qu’il faut offrir à tous ceux que vous aimez, et pourquoi pas même à des inconnus pour le simple plaisir de voir se répandre autour de soi cette émotion si simple et si forte, « plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur ».

On entend déjà les professionnels du doute siffler, de leur petite voix aigrie : n’est-il pas un peu futile d’écrire sur un tel sujet, en ces temps sombres où chacun s’inquiète pour son emploi, pour sa sécurité ou celle de ses proches ? N’est-ce pas une forme de distraction, voire de manipulation, de la poudre rose pour faire oublier les tensions du moment?

Eh bien non, tout au contraire.  Face à tous ceux qui ne cessent de répéter « on n’est pas au pays des bisounours » pour justifier leur cynisme et leur consentement à la résignation ambiante, ce livre apporte des réponses pratiques, accessibles à tous. Il donne envie d’y croire, avec  des arguments convaincants, et c’est l’un de ses plus grands bienfaits. De nombreuses études médicales l’ont démontré : la joie est bonne pour la santé. Mais ce n’est pas tout. Il y a quelque chose de profondément libérateur dans cette simple affirmation que la joie peut se cultiver, s’entretenir. En changeant notre regard sur la vie, sur nos comportements, nous pouvons préparer le terrain pour accueillir la joie et l’inviter à s’installer durablement.

La joie n’a pas toujours eu très bonne presse parmi les gens qui font profession de penser. On l’a souvent prise pour une manifestation bruyante, spontanée, d’un plaisir par définition éphémère. Ce qui est intéressant dans le livre de Frédéric Lenoir, c’est qu’il propose d’en faire le pilier d’un changement durable dans nos vies. Car la joie procure un sentiment de pouvoir, qui nous redonne instantanément du courage. Ainsi cette citation de Bergson : « la joie est liée à la conquête de la vie. La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain, qu’elle a remporté une victoire ». Apprendre à cultiver la joie, c’est devenir acteurs de nos vies et non plus de simples consommateurs de plaisir.

Face à l’adversité, la joie qu’on nourrit et dont on protège les sources intimes devient le roc sur lequel on peut s’appuyer. C’est pourquoi Lenoir recommande, avant toute chose, de commencer par reconnaître en soi la multiplicité des sources de joie et de les faire croître. Si ma joie dépend d’une seule source, elle sera fragile, tandis que si je la vois comme une puissante rivière alimentée par de nombreux ruisseaux, il y en aura toujours un pour l’alimenter. Cette confiance, en retour, nous procure un sentiment de sécurité qui donne envie de s’ouvrir aux autres.

Voilà qui répond au deuxième reproche que l’on entend faire aux amateurs de joie : l’égoïsme. Frédéric Lenoir tord le cou à cette idée. Non, la joie n’est pas niaise, égoïste, aléatoire. Plus elle grandit et s’installe durablement dans notre vie, plus l’envie de la partager devient naturelle. Elle n’est pas toujours le fruit du hasard ou de la chance. Au contraire, elle peut être le résultat d’un effort conscient, délibéré, qui nécessite autant de discernement que de persévérance et de générosité.  C’est une course de fond, un sport pour les bisounours à poil dur.

Mais comment faire, demanderez-vous ? Tout d’abord, lisez le livre. On peut le déguster seul ou à plusieurs, avec des amis, des proches, des personnes d’une autre génération que la vôtre. Lire à voix haute, marquer des pauses, échanger des impressions, des expériences, est l’une des manières les plus efficaces de s’approprier la sagesse contenue dans ces 200 pages.

Quelques pistes encore, sous forme de mots-clés que vous retrouverez au fil du texte : modération, discernement, sobriété heureuse, présence, attention. Savoir ce qui est bon et ce qui est mauvais pour nous. Etre sélectifs dans notre entourage. Savoir apprécier tout ce qui est positif, pratiquer la gratitude  comme un sport. Rechercher l’équilibre et préserver l’harmonie. Prendre du recul. Dissocier le bonheur de ses causes extérieures et les trouver en soi-même. Consentir à la vie et l’aimer telle qu’elle est. Traverser malheurs et souffrances, inévitables, en conservant la flamme de l’espoir. Tenir à nos convictions les plus profondes, préserver notre intégrité quoi qu’il arrive. Renouveler la fraicheur des relations qui nous nourrissent, nous consolent dans les moments difficiles, nous stimulent à sortir de notre zone de confort lorsque c’est nécessaire.

 

En ce début d’année incertain, plutôt que de s’interroger sur ce que l’avenir nous réserve, Frédéric Lenoir nous invite à planter, dès maintenant, l’arbre de la joie dans nos vies. Mieux qu’un vœu : une résolution à prendre.

 

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2 réponses à “Puissance de la joie

  1. Je file acheter ce livre, merci. Beaucoup de joie (donc) pour cette nouvelle année. Amicalement, Serge

    Serge Airiev 06 20 845 515

    >

  2. Merci. Joie, force, lucidité sur les enjeux aussi !
    MJ

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