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Les couleurs du coach à Cochin



La couleur vient quand ça lui chante
Le printemps n’ a pas d’heure
Le rire éclabousse de son frais grelot
Notre incertitude effarée

 

 

 

 

 

Dessiner ce geste naissant, maladroit,
Que l’on ne sait jamais refaire,
Nous coûte et nous ravit
Couteau si près du coeur

 

 

 

 

 

Dans le couloir de l’hôpital,
Un jeune inconnu face
A la porte close
Attend, je l’écoute

 

 

 

 

 

Elle a pleuré en sortant,
Il a pris ses mains,
Douces paroles,
Amour sans ordonnance

 

 

 

 

 

La couleur est si vulnérable,
Il faut la protéger
Comme on prend
Dans ses mains le visage aimé

 

 

 

 

 

Si je t’offrais le vert tendre et le rose,
Le blanc d’ivoire et le jaune
Pâle, est-ce que cela
te donnerait plus de courage?

Mac-Val et crottes de nez


« Les enfants sont privés de beau », explique doctement Serge Moati, alors pour y remédier, le Mac-Val les invite à faire n’importe quoi (lu dans le Parisien, sic, sick et complètement sick). C’est donc toute l’ambition qu’on a pour eux, « n’importe quoi »?

Rassurez-moi, j’ai raté la joke? J’entends d’ici les cris de joie : ouaaais, trop fort, on va pouvoir peindre avec des crottes de nez et du chouimgom! (Et la marmotte, elle tient la caisse chez Larry Gagosian?)

Sinon, si on a confiance dans leur capacité à apprécier la beauté sensible, on peut aussi essayer d’éduquer leur regard, comme le fait magnifiquement la newsletter de la FID (Foire Internationale du Dessin) qui publie tous les mois un dessin original. Sur abonnement.

Apprentissage ou la main qui gratte


En coaching, on nous apprend que si nous ne sommes pas nécessairement responsables de ce qui nous arrive, nous pouvons choisir la manière dont nous y réagissons. Ce que nous percevons comme des échecs, même les plus amers, ceux qui râpent, ceux qui nous font des noeuds à l’estomac, tout est occasion d’apprentissage. Nous pouvons toujours en tirer un enseignement et la résolution de faire mieux la prochaine fois, avec les éléments dont nous disposons.

Dans le dessin, un trait raté ne se rattrape pas, mais on peut toujours s’engager à s’entraîner, pratiquer encore plus assidûment pour améliorer sa coordination oeil-main. Il est rare que les résultats ne suivent pas.

A l’atelier de modèle vif Aracanthe, on se regarde parfois, après la séance, un sourire en coin, on hausse les épaules, et puis la parole s’ouvre : on n’est pas là pour la performance, pas forcément pour le plaisir, mais pour avancer.

Bien sûr on peut aussi se mordre les doigts, crier sa frustration, déchirer le papier, se rouler dans la poussière de fusain, si ça fait du bien …

Sophie Hutin la présence buto (2)


Envie de légèreté après la série d’articles précédents, bienvenue dans l’univers de Sophie Hutin, artiste, danseuse Butô qui propose des poses magnifiques, bien trop sophistiquées pour mon misérable crayon mais comme on dit à l’école des coachs : « abondance de bienveillance ne nuit pas ».  Sur sa page facebook, une définition du Butô qui renvoie à l’authenticité requise pour le coaching :

« Butô : révéler la force de la vie primordiale… être nu(e) en tant qu’être vivant entouré par les autres… ou juste être honnête en face de sa propre vie… »

Aller à l’essentiel, noter une impression, condenser le fruit d’une méditation en quelques mots : le haïku rejoint l’art du croquis, deux modes d’expression parfaitement adaptés au format blog.

http://fr-fr.facebook.com/sophie.hutin

En son honneur, quelques haïkus pour s’alléger le coeur :

La rosée s’égoutte
Pour un peu l’on voudrait rincer
le monde flottant
(Bashô)


Je mange un kaki
La cloche se met à tinter
Temple Horiyji
(Shiki)

Saison des labours
L’homme qui cherchait son chemin
Se perd dans le lointain
(Buson)


Comme est magnifique
Par un trou dans la cloison
La voie lactée
(Issa)

Coup de coeur à Aurélie Gravelat


On expliquera bientôt ici pourquoi l’exigence est un acte de résistance.
En attendant, le blog du dessin nous régale d’un coup de coeur à Aurélie Gravelat, une jeune artiste qui travaille à Bruxelles, avec qui nous avions eu beaucoup de plaisir à discuter au printemps dernier, lors de la Foire Internationale du Dessin FID. Un blog très sympa, avec une exigence et des convictions fortes.

Plus d’info sur Aurélie Gravelat ici et là et puis là (parisdessin.com), je cite le site : « La recherche d’un équilibre supérieur semble être le but vers lequel cette jeune femme plutôt silencieuse tend avec rigueur. »

Coup de coeur à Max Gratto


On  aime le Glob de Max Gratto, qui a fait sa réapparition après une longue et mystérieuse absence dans les limbes de facebook. On l’a vu rôder dans les ateliers de Belleville, un carton à dessin sous le bras. Très beaux morceaux de Marjorie, et des  noirs charbonneux.

http://portfoliosg.over-blog.net/

Et puis aussi Aracanthe parce que dessiner sur modèle (vif), ca vous ravive

http://www.aracanthe.org/

Et puis on avouera qu’on préfère Boltanski à Murakami, mais c’est pas parce qu’on a cité trois fois les Inrock qu’on est sponsorisés par Mathieu Pigasse, hein (On n’est pas non plus sponsorisés pr monsieur Pinault mais c’est pas pour ça qu’on préfère Boltanski à Murakami. Disons simplement que Boltanski, c’est du lourd).

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/42409/date/2010-01-26/article/boltanski-au-grand-palais-derniere-oeuvre-majeure-du-xxe-siecle/

Zut, encore trop long, ça passera jamais sur Twitter!

Les Ateliers d’ArAcanthe


Venez dessiner!

Les Ateliers d’Aracanthe vont bientôt ouvrir….

Dessin : on reparlera bientôt de la main, du territoire conquis sur la feuille blanche, au fusain, aux couleurs – la main qui trace, obéissant à l’oeil ou libre, « et même un peu farouche ». La main qui tranche et sort quelque chose du néant. La main de l’homme et la main de la femme, quand elle devient pays.

La main qui se moque des frontières en ce pays si vaste et riche qu’il se crée tous les jours de nouvelles provinces, comme un arbre des feuilles. On y vient par des routes tracées sur des cartes invisibles, où nul douanier jamais ne passe.

On parlera du corps, modèle vif tenant dans l’espace un royaume de regards. Le silence où crissent les instruments suspend la parole pour une autre saison.

Vite, allons dessiner!