Archives de Tag: Art Ecriture Expressions

Un nouveau tour de manège


Si vous vous demandez que lire cet été, sur la plage, au café ou confortablement installé à l’ombre d’un arbre, je vous recommande chaleureusement le dernier ouvrage traduit en français de Tiziano Terziani, Connu à travers le monde entier pour « un devin m’a dit ».

Merci aux éditions « les cinq continents » pour ce beau cadeau estival.

Extrait de la présentation : « Voyager a toujours été pour Tiziano Terzani une seconde nature.
Sauf que ce voyage pas comme les autres, dont il est question dans ce livre, est aussi son plus difficile. Quand on lui diagnostique un cancer qui met sa vie en péril, c’est naturellement qu’il part en quête du remède qui le sauvera. Mais où chercher ? »

http://www.lescinqcontinents.com/infos/index.php?2015/03/18/995-un-autre-tour-de-manege-de-tiziano-terzani-intervalles-2015

Corps langage mémoire le projet EPLV au MOTIF


Corps, langage, mémoire : retrouvez les thèmes chers à BuencaRmino entrelacés, amplifiés, vibrants, dans cette exposition à vivre.

BuencaRmino vous invite à venir découvrir, à l’occasion de la 22e édition des Portes ouvertes des Ateliers d’Artistes de Belleville Belleville, du vendredi 27 au lundi 30 mai 2011 – 14h à 21h

une nouvelle forme de collaboration artistique : EPLV – les Exclus : Peinture en Livre… en Vidéo
corps – langages – mémoires

une installation d’arts visuels et vivants
production Aracanthe, conception Mirella Rosner

Une démarche qui magnifie le livre.
Des artistes s’emparent de quelques exemplaires destinés à la destruction et construisent une oeuvre transversale : écriture, corps, peinture, musique, vidéo, scénographie, recyclage.
Vous êtes invité à déambuler dans l’œuvre, parmi des totems qui abritent chacun un couple livre peint – vidéo.
Tout au long des 4 jours de présentation, l’oeuvre est nourrie en direct par des performances issues d’une réflexion sur l’exclusion, l’identité, la mémoire, le temps.

le MOTif
6 villa Marcel-Lods, Passage de l’Atlas 75019 M° Belleville

n°94 sur le plan des AAB

contact communication Laure Samuel – 06 61 30 53 79

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Espiègleries (Haddock au pays des licornes roses)


Au pays des licornes roses, il faut s’attendre à d’improbables rencontres. Mais de là à prendre la licorne rose pour un doudou, et le capitaine Haddock pour un bisounours, faudrait pas se payer notre Castafiore.

Basquiat ou le sacre des couleurs


Pourquoi est-ce que personne (ou presque) ne parle de la couleur dans la peinture de Basquiat?

Enfin, presque personne. Il y a Vie des Arts sous le titre « Basquiat, le dernier des modernes » (qui n’est donc plus Francis Bacon). Je cite : « Basquiat a compris qu’un artiste c’est quelqu’un qui parle à un public en dessinant avec sa main ». La phrase est moins anodine qu’il n’y paraît : dans le monde de l’Art Contemporain, « dessiner avec sa main » est quelque chose de sacrilège. Il faut manipuler des concepts, détourner des oeuvres antérieures, installer, mais surtout pas dessiner des formes sensibles. Quand à parler au public… depuis les années 60, on ne parle plus au public, on s’entre-valide entre experts, collectionneurs et journalistes dans un mouvement circulaire destiné à entretenir la spéculation. Basquiat arrive dans ce petit jeu bien réglé comme un chien dans un jeu de quilles. C’est ce que dit la citation de  Marc Mayer : « Basquiat émerge dans les années 1980 au moment où les milieux artistiques dénient l’hégémonie du modernisme. Cette dénégation provient du sentiment que les artistes éprouvent d’être coupés du public, en somme de constituer un groupe dont les codes et les discours ne sont partagés que par des initiés appartenant à des milieux fermés. Apparaît ainsi le désir chez certains d’entre eux de s’adresser directement aux gens, aux simples amateurs, aux curieux. D’où la nécessité de rompre avec le discours moderniste. Basquiat, au contraire, perçoit l’art moderne comme une réforme légitime du langage de l’art. Mais il se demande pourquoi cet idiome est devenu cloîtré. Il s’est tellement purifié que, selon lui, on ne reconnaît plus rien de ses intentions premières. Il constate qu’il n’y a plus ni objets ni images. Ils ont été remplacés par le texte. La littérature a gagné sur l’art ».

Et la couleur, dans tout cela? La réintroduction de la couleur est tout sauf innocente.

Pourquoi est-ce que personne ne dit les à-plats, les recouvrements subtils de bombe et pastel gras, les jaunes crades, les bleus dissonants, les verts atroces, les roses pâles, déjantés, parfois sensuels et doux comme des nuages de barbapapa? Basquiat n’emploie jamais deux fois la même nuance de couleur. Il les emploie en a-plats conducteurs d’états émotionnels, d’énergies qui ont tout à voir avec les stridences du monde latino-caribéen (têtes de mort droit sorties d’un festval mexicain), et pas grand chose avec la fadeur du monde WASP. Warhol, en comparaison, c’est le Quartier de Haute Sécurité, la cellule de privation sensorielle pour les grands bandits de l’art sensuel. Basquiat, c’est peut-être une préfiguration de ce à quoi ressemblera l’art des pays du sud lorsqu’ils se seront libérés de la tutelle duchampienne en cours dans les pays du nord? Quand on en aura fini avec les urinoirs, on pourra peut-être se réapproprier la force et le langage de la couleur?

Si l’on parle si peu de la couleur dans son œuvre, c’est peut-être par réticence à imaginer qu’il ait pu trouver du bonheur à peindre? Non pas le bonheur supposé naïf, sans nuages, des anciens, mais du bonheur tout de même, celui qui toujours accompagne une grande libération d’énergie dans un geste juste, comme un boxeur peut trouver du plaisir à se battre après un entraînement méticuleux (Basquiat était une véritable éponge visuelle, il connaissait parfaitement le monde des images), un coureur de marathon à dépasser les limites de sa souffrance, un programmeur à boucler son logiciel.

Bien sûr il y a les graffiti, les copyrights et les couronnes, le travail sur les palissades et la rage, mais la couleur, les tonalités chaque fois différentes qui donnent à chacune de ses toiles une vibration tout à fait singulière?

Singularité latino-tropicale, qui détonne dans la fadeur nord-américaine. Le reste vous laisse un goût de Campbell Soup passée.

Bien sûr, la mort est là, mais elle a l’éclat des fanfares mexicaines, crépitante couronne de pétards explosant un soir de nouvel an, quelque part dans un pays du Grand Sud.

Quand la fumée se dissipe, à l’aube, un chien rit.

Mac-Val et crottes de nez


« Les enfants sont privés de beau », explique doctement Serge Moati, alors pour y remédier, le Mac-Val les invite à faire n’importe quoi (lu dans le Parisien, sic, sick et complètement sick). C’est donc toute l’ambition qu’on a pour eux, « n’importe quoi »?

Rassurez-moi, j’ai raté la joke? J’entends d’ici les cris de joie : ouaaais, trop fort, on va pouvoir peindre avec des crottes de nez et du chouimgom! (Et la marmotte, elle tient la caisse chez Larry Gagosian?)

Sinon, si on a confiance dans leur capacité à apprécier la beauté sensible, on peut aussi essayer d’éduquer leur regard, comme le fait magnifiquement la newsletter de la FID (Foire Internationale du Dessin) qui publie tous les mois un dessin original. Sur abonnement.

Murakami et les variations Houellebecq


 

 

le laboratoire photographique de Moulins%rt

En raison d’un conflit interne à la rédaction sur la ligne éditoriale de Buencarmino, il n’a pas été possible de faire paraître les derniers articles du « Journal estival ».

La rédaction se déchire entre la tendance « Variations Goldberg » (Canal historique) et la tendance « Lady Gaga » (canal contemporain), qui a manifesté son désir de voir traités des sujets plus actuels, liés, entre autres, à l’Art Contemporain, à l’art numérique et à la vie urbaine, par exemple la nouvelle version des Inrock ou la controverse autour de l’exposition Murakami dans le château de Versailles.  Selon un délégué syndical, « il serait temps de parler un peu moins de bobos, de châtos, et un peu plus de musicôs, sans compter la sortie des romans de Philippe Forest, de Claro et de Houellebecq, tout de même plus actuels que Proust ». une troisième tendance, intitulée « variations Gaga », serait à la recherche d’un compromis éditorial acceptable par tous, « dans un esprit reflétant la diversité des cultures contemporaines, sans toutefois négliger l’importance du patrimoine ».
Pendant ce temps, les partisans de la tendance Goldberg appellent à une manifestation devant le château de Versailles pour protester contre la « dégénérescence et la pornographie« . les premiers arrivés gagneront un serre-tête ou un pull Saint-James bleu marine et des mocassins à glands.
Quand au fondateur de ce blog, Philippe de Boncarmin, il n’a toujours pas reparu après da tentative d’exploration du laboratoire photographique de C…, connu des initiés comme « le Moulinsart Sarthois » Les dernières paroles entendues  étaient « ça sent le rat crevé ». La police n’ayant pas droit de cité sur ce blog, c’est sa soeur, Madeleine de Boncarmin, qui mène les recherches.

Nous prions les fidèles lecteurs et lectrices de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée, y compris l’apparition des fautes d’orthographe dans ce blog qui était jusqu’ici d’une tenue impeccable.

 

Collision numérique