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L’amour du jeu


Et si la réelle authenticité, c’était de se réconcilier avec l’acteur en nous? Celui qui fut d’abord un enfant s’amusant à incarner des personnages, à épouser leurs intentions secrètes et voir le monde à travers leurs yeux? Les enfants ne cessent de se réinventer, sans pour autant trahir leur fibre profonde. Certains vieillards, à l’issue d’une belle et longue vie, allégés des devoirs et des apparences, renouent avec ce côté ludique, profondément humain, suscitant parfois l’incompréhension. Entre les deux, l’adulte a bien du mal à maintenir ce qu’il prend pour de l’intégrité. Il s’en tient à la partition, oubliant la musique.

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L’enfant et son ombre


Un enfant marchait, suivi de son ombre. Il lui parlait.
Ombre, disait l’enfant, pourquoi me suis-tu partout comme tu le fais ? N’es-tu jamais tentée de voir ailleurs, d’aller découvrir d’autres pays ?
Je suis ton ombre, répondit l’ombre. On me verra chaque fois que tu rencontreras la lumière.
Et pour célébrer cette rencontre, l’ombre dansait autour de l’enfant, sautillait, s’aplatissait, changeait de forme et d’épaisseur selon le relief du sol et l’angle que faisait le corps de l’enfant avec la lumière du soleil.
Mais, poursuivit l’enfant, à quoi me sers-tu ? Pourquoi suis-je obligé de supporter ta présence ?
A ce moment-là, l’enfant traversa la rue et son ombre fut avalée par celle des murs.
Tu vois, reprit l’enfant, je peux te faire disparaître à ma guise.
Dommage, répondit doucement la voix de l’ombre. J’allais t’apprendre à danser.

Au pays d’abondance ou les super réserves


Ma voisine m’a regardé bizarrement en me voyant revenir du supermarché avec HUIT bouteilles de shampoing.

J’ai songé un moment lui expliquer l’exercice de coaching sur les super-réserves et puis, non. Je crois qu’elle a aimé les mandarines que je lui ai offertes juste avant de partir pour Séville.

L’idée n’est pourtant pas si compliquée à expliquer : il s’agit de transformer un sentiment (anxiogène) de pénurie en appréciation (jouissive) de l’abondance. Notre professeur de coaching, Nicole de Chancey, nous avait ainsi suggéré d’aller, délibérément, dans le sens de l’exagération, juste une fois, pour faire l’expérience de l’abondance.

En mettant ainsi l’accent sur le ressenti, sur l’appréciation plutôt que sur le manque, elle nous donnait un magnifique pouvoir sur nos vies.

On peut faire le même exercice avec les témoignages d’amour, d’amitié ou d’affection. Les personnes en déficit d’estime de soi pourront demander, sans honte aucune, des « douches de compliments ».

Vous n’osez pas? Pensez au plaisir que ce serait de recevoir, en toute simplicité. Prenez-le comme un jeu, et amusez-vous bien.

Et vous, qu’avez-vous en abondance?