Archives mensuelles : janvier 2012

Rire avec Plonk et Replonk


Soif de couleurs, envie de rire. La météo nous annonce moins quinze degrés pour vendredi, un temps à ne pas mettre une famille de cosmonautes dehors pour paraphraser la (célèbre?) cartes postale de Plonk & Replonk. Leur « percement de l’Arc de Triomphe par le Baron Haussmann » signalé par le blogger Jean-Louis Foucart écrase de toute son absurdité les discours distillés depuis Davos, face (mal) cachée de la Suisse. Le rire, surtout lorsqu’il est bienveillant, est un grand facteur de résilience, et pour l’équilibre il y a bien sûr la Balance bretonne.

Envie d’azur et de nuages flottant haut dans le ciel, envie d’aller voir aux Philippines si le ciel est toujours aussi bleu vu depuis le fond de la mer, si les corps cosmiques tournent toujours plus vite au-dessus de nos têtes et sur la plage de Boracai, envie de goûter des mangues éclatantes et des sourires complices.

Envie d’épouser l’énergie de ce monde qui vient, parfois sans doute un peu trop vite. Ah va pour le vertige!

Les couleurs de la résilience


Sur la chaîne de l’AFPA, une interview de Stefan Vanistendael sur la résilience.

La définition qu’il en donne va bien plus loin que la résistance aux chocs : il s’agit pour un individu, une famille, une société entière, de la capacité à mobiliser toutes les ressources dont elle a besoin pour résister au stress, au changement, à l’usure. D’une voix douce et sans jargon, Stefan Vanistendael expose des idées fortes et partage son expérience sans jamais prendre une position d’expertise, mais plutôt de partage. Dans un autre article, sous le titre : « la résilience, le regard qui fait vivre« , il évoque, à propos du film Billy Eliott, « le regard d’une femme qui fait son métier, dans un contexte banal, mais qui ne recule pas devant ce qu’elle voit, qu’il s’agisse d’un manque de liberté ou d’un potentiel caché ». Cette femme décidera de donner sa chance à Billy. La chance d’accomplir son rêve. Réfutant tout déterminisme et tout fatalisme, Stefan Vanistendael  nous explique que la capacité de se reconstruire dépend de deux choses fondamentales : le lien, et le sens.

Le lien, ou le regard que nous portons les uns sur les autres. L’attention.

Il se passe quelque chose d’intéressant dans la société française. Depuis quelque temps, on voit se multiplier des actes de micro-solidarité, dans le métro, dans la vie de tous les jours. Parfois c’est juste un sourire complice, une porte que l’on retient, le coup de fil d’un ami, le sms qui tombe à pic, empreint de bienveillance. Autant de petits gestes attentifs qui ne sauveront pas la planète mais qui, à chaque minute, nous sauvent collectivement et individuellement du désespoir.

J’en profite pour proposer un deuxième coup de coeur à l’association Passerelles et Compétences, qui met en relation des associations ou des ONG et des bénévoles qui ont du temps et du savoir-faire à donner. Le passage à l’action, lorsqu’elle est tournée vers les autres et qu’elle valorise les compétences, représente l’une des thérapies les plus efficaces.

En bonus et clin d’œil, parce que l’humour est aussi l’une des clés de la résilience, une pub vue dans le métro et qui n’a rien à voir avec le sujet (Merce Cunningham : la danse et la musique n’ont rien à voir l’une avec l’autre, elles ont juste lieu au même moment, au même endroit), quoique…

L’année du Dragon Rouge


L’hiver, on a soif de couleurs. Alors puisque cette année se place sous le signe du Dragon Rouge, projetons quelques flashs de couleur pour réveiller nos sens anesthésiés par la morosité saisonnière, aggravée par la sinistrose ambiante. (N’oublions pas que dans toute sinistrose se cache une ROSE). En PNL et en sophrologie, on utilise la couleur comme réservoir ou comme activateur d’émotions. Que nous annonce donc le Rouge?

Le rouge est ce goût qui vient à la bouche après avoir couru trop longtemps, trop vite. C’est le coeur qui bat fort, une envie de bouger qui monte et fourmille dans tous les membres, un tempo vif, le piment croqué sans précaution et sans regrets. C’est la honte aux joues, la brûlure après avoir dit la très grosse bêtise, la joie, l’intensité d’un regard aux désirs croisés. C’est l’impatience, le trop, le tout de suite.

Le rouge n’est pas seulement la couleur de la colère ou de l’agressivité. En Chine, c’est la couleur du bonheur, de la fête. Haute énergie. L’historien des couleurs Michel Pastoureau entretient le suspense : « Contrairement à ce timoré de bleu, le rouge est une couleur orgueilleuse, pétrie d’ambitions et assoiffée de pouvoir, une couleur qui veut se faire voir et qui est bien décidée à en imposer à toutes les autres. En dépit de cette insolence, son passé, pourtant, n’a pas toujours été glorieux. Il y a une face cachée du rouge, un mauvais rouge (comme on dit d’un mauvais sang) qui a fait des ravages au fil du temps, un méchant héritage plein de violences et de fureurs, de crimes et de péchés. C’est cette double personnalité du rouge que décrit ici l’historien du symbolisme Michel Pastoureau : une identité fascinante, mais brûlante comme les flammes de Satan. »

En bonus trois coups de coeur :

1. Colour Hunting

Un très beau livre trouvé par hasard à la librairie .Orf rue Perrée : « Colour Hunting, ou comment la couleur influence nos achats, nos actes et nos perceptions », explore la couleur dans toutes ses dimensions : technique, émotionnelle, sensuelle, à travers les âges et dans un grand nombre de pays, l’influence des couleurs dans notre vie, dans l’architecture, dans l’art.

Pendant des millénaires, les artistes et les designers se sont servi de la couleur pour exprimer des idées et des émotions sur une large variété de supports, que ce soit sur des fresques, sur les textiles des civilisations anciennes ou dans la haute couture et l’architecture contemporaines. La couleur n’affecte pas seulement nos expériences visuelles mais aussi nos autres sens tels que le toucher et le goût. (Voir à ce sujet l’exposition Synesthésiques, le voyage sensoriel conçue par Silvana Di Martino) Elle influence aussi nos actes, de manière plus ou moins consciente.

Les deux premiers chapitres évoquent les tendances du design, puis les défis et les techniques utilisées pour appliquer la couleur à une très large gamme d’objets. Le troisième chapitre, « Bien-être », interroge la relation entre le corps, l’esprit et la couleur. Un sujet cher à BuencaRmino.

2. Coup de coeur au blog Colorlovers (n anglais).

Les chasseurs de couleurs en Amazonie avec Dai Fujiwara

Dai Fujiwara, directeur créatif pour Issey Miyake, n’hésite pas à se rendre jusqu’en Amazonie avec son équipe pour tester la similarité de sa palette de couleurs avec les teintes de la forêt. Les échantillons sont ainsi comparés au tronc des arbres, aux feuilles, à l’eau, à la boue. « je m’attendais à trouver des couleurs vives », a expliqué Dai Fujiwara, et en fait nous avons trouvé plutôt des tons calmes, discrets, presque timides.

http://www.colourlovers.com/blog/2009/04/01/dai-fujiwaras-color-hunting

3. Encore un japonais : Riusuke Fukahori sur sur

Aimer l’Amour


En 2009, dans leur cahier « Futurs », les « trendspotters » de Peclers Paris identifiaient trois tendances de fond pour notre époque : Révélation, Révolution, et Régression, reprises mot pour mot trois années plus tard dans le supplément de Courrier International de décembre… 2011 !

Chacun le pressent avec un mélange de curiosité et d’appréhension : plus qu’une année nouvelle, ce à quoi nous assistons est l’avènement d’un nouveau monde, et ce monde qui vient ne nous fera pas de cadeaux. Faut-il pour autant céder à la sinistrose ? Pas forcément, car nous avons le choix, sinon des circonstances, du moins de la lecture que nous en faisons et de la réponse que nous souhaitons y apporter. Pour le dire en langage de coach, ce monde qui vient nous invite à faire preuve à la fois de résilience et d’agilité.

La résilience, pour affronter l’incertitude, la disparition des repères, la pression de l’anxiété qui monte autour de nous. L’agilité, pour mobiliser nos talents, nos ressources, oser saisir les opportunités, adapter nos comportements sans renoncer à nos valeurs.

A la tentation de la Régression, pour rester dans les « trois R » de Peclers, préférons donc la Relation. Petite anecdote : quelques jours avant noël, on ne trouvait déjà plus une seule carte « bonne année » dans les librairies. Plusieurs vendeuses, interrogées, avouèrent leur surprise de se trouver prématurément en rupture de stock. Comme si l’ambiance morose incitait chacun à resserrer les liens avec sa famille, ses amis proches ou lointains.

Pour que la sobriété imposée par la crise ne se résume pas à un exercice punitif, nous sommes toujours libres de puiser dans cette source d’énergie infiniment renouvelable qu’est l’amour, l’amitié, la solidarité, l’empathie.

Car comme l’écrit Jacques Salomé dans « Aimer l’Amour« , l’Amour ne nous appartient pas, il circule en nous, à travers nous. Ne cherchons pas à le retenir mais devenons ses ambassadeurs.

Très bonne année 2012 à toutes et à tous

Les bisous de la Castafiore (2)


Puissance de la sobriété:

Description de la Castafiore dans Wikipédia :
Genre Femme
Espèce Humain
Cheveux Blond
Yeux Noirs
Activité(s) Cantatrice, diva
Caractéristique(s) Dame bien charpentée, élégante, dotée d’une voix puissante, mondialement reconnue
Famille Aucune connue
Entourage Tintin
Archibald Haddock
Irma
Igor Wagner
Ennemi(s) Aucun

Le rossignol milanais