Violence de Pâques


Il est arrivé! Quoi? Le printemps! A ne le voir qu’au travers d’images romantiques, pommiers en fleurs et gazouillis d’oiseaux, on en oublierait que le printemps déchire. Littéralement. La peau trop fine, trop neuve, qui recouvre nos émotions craque sous la violente poussée de sève. Il faut que quelque chose meure pour que l’appétit de renouveau soit satisfait.   C’est la violence de Pâques. Nous sentons vibrer l’écho d’anciennes religions et mythologies inspirées par le cycle des saisons. Croyances désuètes et configurations obsolètes doivent laisser place à de nouvelles figures.  D’autres en sortiront raffermies.

Lilas en Touraine

Chaque année, les oiseaux créent un chant nouveau, pour séduire à nouveau l’oiselle. Leurs cellules naissent et disparaissent, pour laisser la place à d’autres. Et nous ? De quelles naissances voulons-nous être les accoucheurs ? Tandis que nos horizons s’élargissent, l’être en nous qui s’émeut demeure, évolue, suit son propre rythme. Notre corps le sait bien, mais notre esprit l’oublie. Quelles promesses décidons-nous de renouveler ? A quoi resterons-nous fidèles ?

La poésie, madame, et les Oiseaux Rares


Pourquoi la poésie africaine n’est-elle pas invitée au festival d’Avignon cette année? Mystère.

Il faut se gorger de poésie, l’aimer comme on respire, ou comme on jette un défi.

Un défi à la banalité. A la résignation. A tout ce que vous voudrez.

C’est une exigence folle, un étonnement constant.

Car la poésie n’est pas chère, mais elle n’est jamais gratuite.

Hommage aux Oiseaux Rares (Les Oiseaux Rares), magnifique librairie du quartier Croulebarbe où vibrent les mots, les idées, où l’on peut entendre parfois des auteurs lire des extraits de romans, de poèmes,  où l’on trouve, posé parmi tant de trésors, un recueil de Nimrod.

« J’aurais un royaume en bois flottés » (nrf Poésie/Gallimard) contient d’inestimables pépites, comme celle-ci, rude et contemporaine :

« Ils les frappent avec des tuyaux d’arrosage

Ils les frappent avec des tuyaux en latex

Ils les frappent sous le soleil de midi

Ils les frappent en double salto »

ou bien :

« J’ai souvenir de cet éléphant qui s’éloigna

Comme se déploie

Le dédain »

Ainsi nous frappe la vie, et nous nous déployons en salto, comme ces étudiants tchadiens maltraités par la police. Après, ce qui revient, c’est encore la vie. Mais une vie plus brillante, plus dense, plus rauque. Un écart. Ce qu’elle nous propose? Naître à la poésie. Jour après jour.

 

 

 

 

La Stratégie du Thé par Olivier Zara


La Stratégie du Thé, d’Olivier Zara, présente une approche aussi solide qu’astucieuse pour dépasser les limites du modèle pyramidal traditionnel, encore dominant dans la plupart des entreprises en France, sans pour autant tomber dans le dogmatisme trop souvent constaté chez les tenants des nouvelles approches managériales, telles que l’entreprise libérée ou l’holacratie.

Pour employer une expression à la mode, Olivier Zara remet l’église et la mairie au centre du village, de part et d’autre de la place du marché, c’est à dire qu’il intègre ces deux approches dans un concept de « management paradoxal » qui doit beaucoup à Edgar Morin et à la systémique. Ce qui est agréable, c’est qu’il le fait avec une bonne dose d’humour et de pragmatisme, et surtout avec un grand sens de la pédagogie.

Plutôt que de vouloir imposer une clé supposée ouvrir toutes les serrures, il distingue trois types de situations, correspondant à trois niveaux de difficulté : simples, compliquées, et complexes, appelant chacune des modes de prise de décision et de management distincts. Le fil conducteur de l’ouvrage est d’ailleurs la recherche d’une excellence décisionnelle qui met l’accent sur ce qu’il appelle la « performance amont », par opposition à la « performance aval » uniquement centrée sur l’exécution.

Contrairement aux adeptes de l’entreprise libérée, Olivier Zara n’invite pas à supprimer les couches managériales intermédiaires, mais propose de les connecter à de nouvelles sources de légitimité face à ce qu’il identifie comme les quatre grandes catégories de « pages blanches » : des situations complexes, pour lesquelles il n’existe aucune voie tracée d’avance.

S’adressant aux managers de proximité aussi bien qu’aux chefs de projets et aux dirigeants, la Stratégie du Thé enrichit le corpus d’ouvrages de management et de stratégie digitale d’une réflexion subtile autant que pragmatique. Très accessible, le livre nécessite cependant une lecture linéaire, en suivant l’ordre des chapitres. Quitte à y revenir ensuite pour revoir et approfondir tel ou tel passage.

La Stratégie du Thé s’inscrit dans la continuité des précédents ouvrages d’Olivier Zara sur l’intelligence collective et le mangement digital, qu’il synthétise et prolonge. Il offre des clés pour mobiliser l’agilité, faciliter l’innovation et susciter l’engagement dans un environnement volatile, incertain, complexe et ambigu (VICA).

C’est à mon sens l’un des ouvrages les plus pertinents et les plus utiles que l’on puisse lire à ce jour sur le sujet, et sur l’excellence décisionnelle.

Ceux qui ont eu le privilège de participer à l’une de ses formations sur la technique de réflexion collective « Synergy4 » peuvent attester de son efficacité.  Un questionnaire préparatoire permet de générer rapidement un nombre impressionnant d’interrogations qui nourrissent à leur tour une réflexion sans aucune complaisance.  Aucun angle mort ne subsiste après un pareil traitement. L’intuition collective qui se dégage au fur et à mesure des tours de table successifs encourage la prise de décisions fortes, innovantes et pertinentes. Il ne reste plus ensuite qu’à relire la Stratégie du thé, qui livre un mode d’emploi bien ficelé pour rendre irrésistibles les innovations proposées.

A commander ici : http://www.blog.axiopole.info/2016/10/27/strategie-du-the/

Intelligence collective et butinage (deuxième partie)


Résumé de la première partie : la première de mes trois journées de cours sur l’Intelligence collective à Paris 3 est dédiée aux fondamentaux, que nous explorons tout d’abord sous forme de discussion, puis à travers une série d’exercices pratiques. Ce groupe, assez jeune, allie la fraîcheur du regard à une certaine maturité du questionnement. Riches d’une large diversité d’expériences professionnelles ou associatives : football, colos, théâtre ou jobs d’été, ils cherchent des réponses pratiques aux difficultés qu’ils ont déjà pu rencontrer.  Sans naïveté ni complaisance, ils ont soif d’apprendre et d’expérimenter.

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Pratique et magie de l’intelligence collective


La ferveur était au rendez-vous, samedi, à Paris 3 Sorbonne Nouvelle, où j’animais la première d’une série de trois journées sur le thème « réussir ses projets avec l’intelligence collective ».

Au départ, le pari n’était pas gagné : le titre un peu austère en avait rebuté quelques-uns lors du semestre précédent. Il avait d’ailleurs été prévu de le modifier en « pratique et magie de l’intelligence collective », mais pour des raisons mystérieuses, le changement n’avait pas suivi. Du coup, je me demandais combien de participants se présenteraient, un samedi matin, pour travailler sur ce sujet assez indirectement lié à leurs études principales.

La réponse n’a pas tardé : ils étaient 30 au départ, bientôt 35 en comptant les retardataires.

Je commence par interroger les étudiants sur leur vécu du travail en groupe. Les réponses sont mitigées, voire franchement dubitatives. La plupart expriment un sentiment de frustration lorsque ce sont toujours les mêmes qui travaillent pour compenser l’absence de contribution des autres.  Ils estiment peu équitable que tous aient la même note au final, au point que certains ont fini par demander à leur professeur de les noter séparément.

Je leur explique alors que l’on retrouve les mêmes sentiments de frustration dans de nombreuses situations professionnelles, y compris dans les startups. L’enthousiasme initial s’émousse rapidement face à la réalité des comportements humains.

Les témoignages sont très variés, tirés de leurs expériences universitaires, associatives ou professionnelles : il y a là un arbitre bénévole de football, une animatrice de colo, des actrices de théâtre, une employée de banque, une traductrice œuvrant au sein d’un groupe de travail virtuel, réparti dans plusieurs pays. A travers cette première discussion, ils prennent conscience de la diversité de leurs expériences, et je leur fais observer la richesse que cela représente pour le groupe.

Les thèmes émergents font apparaître quelques-uns des concepts que nous allons approfondir durant ces trois journées :

  • Quelles sont les responsabilités individuelles et collectives ?
  • Comment assurer un niveau de mobilisation constant, également réparti entre les divers membres de l’équipe ? Est-ce d’ailleurs possible, ou faut-il s’accommoder de variations inévitables ?
  • Que faire lorsque le niveau de compétences est très inégal ? Comment évaluer les contributions de chacun ? Doit-on mesurer uniquement la production, ou prendre en compte la contribution, qui peut se faire sous d’autres formes : clarté de vue, capacité à communiquer, soutien moral, talent de médiateur, …
  • Comment gérer les écarts de comportement ? Faut-il appliquer des sanctions, et si oui dans quels cas ? Ou bien faut-il préférer une approche de type « réparation » ?
  • Quel équilibre instaurer entre le souci d’efficacité et celui de ne pas heurter les sensibilités ?
  • Qu’est-ce qui est équitable ? Pour les individus ? Pour le groupe ?
  • Comment prendre en compte les contraintes : nécessité de jouer le soir devant un public de théâtre, de respecter les enfants, les règlements sportifs ou professionnels ?

Le bâton de parole tourne à toute vitesse, l’attention est soutenue. Parmi les « règles du jeu », je demande à chacun de dire son prénom avant d’exprimer son point de vue ou de poser sa question. Le but est à la fois d’apprendre à se connaître, et de se responsabiliser dans sa prise de parole.

Le débat fait des aller-retour constants entre les exemples vécus et les concepts. Je leur explique la notion de « position Méta », dans laquelle on s’intéresse à la manière dont le groupe fonctionne et non pas à sa production (le contenu) . C’est par exemple le fait d’avoir une « discussion sur la discussion », ou la nécessité de poser des règles de gestion des désaccords à froid, bien avant d’aborder les sujets qui fâchent. Ainsi, lorsque les premiers désaccords apparaîtront, on n’aura pas à discuter en même temps des écarts et de la manière de les gérer. Ils comprennent cette idée en approfondissant le rôle du médiateur, les situations dans lesquelles il serait judicieux d’y avoir recours, et celles où le groupe devra prendre ses responsabilités.

Les règles, initialement vécues comme des contraintes ou des notions implicites ne méritant pas qu’on s’y attarde, sont maintenant perçues comme un moyen de prévenir ou au moins de gérer les conflits. Peu à peu apparaît le besoin d’un cadre, d’un référentiel, qu’il soit donné d‘avance (règlement du travail, droits de l’homme,…) ou co-construit. Ainsi, le principe selon lequel au théâtre, dans le cadre d’une improvisation, « toute proposition doit être acceptée, quelle qu’elle soit » constitue une règle implicite, mais connue et généralement respectée de tous.

Mais il ne suffit pas d’avoir ou de se donner des règles : comment les appliquer ? De manière stricte ou selon le contexte ? L’arbitre bénévole de football évoque sa décision de ne pas donner un carton rouge, pourtant mérité, afin de faire retomber la température parmi les joueurs et le public.

D’ autres principes émergent, tel que l’entraide parmi les animateurs de la colo, qui doivent prendre sur eux et se retenir d’exprimer des émotions négatives envers leurs collègues, soumis à une forte pression pendant toute la journée. Solidarité, responsabilité, intégrité, transparence, engagement : quelle est la part des valeurs collectives, relationnelles, individuelles ? Je leur propose d’adopter la proportion 50-25-25, que nous reprendrons dans un exercice en deuxième journée.

Pour souligner l’importance de poser un objectif commun, je leur propose de créer ensemble une communauté apprenante, je leur explique le principe de co-responsabilité, et l’importance de la ponctualité : chacun d’entre nous est une ressource pour les autres, et du coup, être en retard, c’es se priver de l’expérience vécue, impossible à rattraper en lisant un support écrit, mais c’est aussi priver les autres de sa contribution (ses idées, son écoute, son soutien).

Au fur et à mesure que les retardataires arrivent, je demande aux étudiants de leur expliquer eux-mêmes ce principe. Cela nous permet de lancer ensuite une discussion sur la mise en application concrète du principe de sanction-réparation : faut-il donner des pénalités aux retardataires, ou leur permettre de compenser leur retard en apportant quelque chose de plus au groupe ? L’idée d’une compensation non-culpabilisante fait son chemin.

A suivre …

La petite fille aux mandarines


Dimanche 11 janvier 2015 – Juchée sur les épaules de son père, la petite fille aux joues maquillées de bleu-blanc-rouge épluche une mandarine, et l’odeur s’en répand sur les deux millions de personnes rassemblées.

Des marseillaises éclatent. Un groupe de jeunes escalade la colonne de Juillet.

Quel souvenir gardera t-elle de cet après-midi? Se souviendra t-elle des chants, de la foule à perte de vue, des drapeaux agités dans l’air? Conservera t-elle l’image des puissants de ce monde passant dans leur camion blindé, ou la poésie de cette multitude colorée, sans haine, force vive et compacte faisant corps avec l’être même de la ville comme si la Seine était sortie de son lit et s’était transformée en ce peuple  fier, serein, pétillant et drôle?

Avec le recul, pour moi, c’est l’odeur des mandarines et ses yeux de petite fille.

 

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sur des épaules de géants (2 sur 2)


Résumé de la première partie : l’histoire du petit G… et des conversations que l’on peut avoir aux urgences d’un hôpital parisien. Quand la vie nous force à grandir en accéléré. Quand nous avons l’impression de devoir remplir des vêtements trop grands pour nous. Et qu’on y arrive tout de même. Et qu’on apprend que ça s’apprend. Avec de l’aide.

Le stress de la rentrée en sixième, pour beaucoup de nos concitoyens, c’est désormais tous les mois, voire tous les jours. Ou pour le dire en langage sportif : la barre est désormais trop haute, le chrono trop serré. Face à une telle diversité de situations, il existe tout un faisceau de moyens à mobiliser.

C’est un bouquet de croyances, de valeurs, d’images mentales qui nous aident en permanence à prendre et à maintenir des décisions difficiles. Appelons-les nos « multi-vitamines mentales ». Elles circulent tout autour de nous et leurs effets bénéfiques se renforcent mutuellement. Une vidéo inspirante du dernier discours de Michelle Obama, ou, plus caustique, celui de Meryl Streep aux Golden Globes. Car l’ironie aussi peut être une manière saine d’affirmer ses valeurs. Dire ce qui est inacceptable nous définit. Savoir ce que l’on veut et ce que l’on refuse. Définir la victoire en ses propres termes : comment, dans quel état voulons-nous sortir d’une situation, aussi pénible soit-elle ? C’est cet état d’esprit qui transforme une défaite provisoire en épisode qui précède le rebond. La vie est un fleuve étrange, dont l’eau circule dans tous les sens à la fois.

Les parents du petit G… ont eu la sagesse de se concentrer sur la confiance en lui plutôt que sur les bulletins scolaires. La bonne nouvelle, en effet, c’est que la plupart des ressources dont nous aurons besoin sont déjà là, en nous ou autour de nous : discernement, courage, amour, ténacité, endurance. De même pour les compétences et les informations nécessaires à la résolution des situations les plus complexes.

Ainsi, au moment où nos parents recommencent à occuper le centre de notre vie en raison de leur vulnérabilité, un réseau familial, amical, social et professionnel apparaît ou se constitue, prêt à se mobiliser. On prend soudain conscience d’appartenir à toute une génération confrontée aux mêmes difficultés, riche d’une extraordinaire expérience. Ces proches ou moins proches mettent généreusement à notre disposition un énorme capital d’empathie. C’est que chacun se sent concerné, à plus ou moins brève échéance. De quasi-inconnus font un pas en avant pour donner un conseil, un renseignement précieux. Bien entendu, la qualité de ce réseau et de sa mobilisation dépend de nous.

Oser dire clairement ce dont on a besoin, exprimer de la reconnaissance, savoir transformer les demandes les plus ennuyeuses en actes d’amitié et d’amour. Telles sont les nouvelles compétences que nous devons acquérir pour faire face au labyrinthe médical, administratif, aux questions pratiques de toute sorte qui se bousculent et aux émotions parfois violentes qu’elles suscitent.

Tenir le cap, c’est aussi une affaire d’entraînement, comme le démontre « Sully ». Le film raconte l’histoire du pilote du vol US Airways 1549, contraint de poser son Airbus au milieu de l’Hudson lorsque ses deux moteurs tombèrent en panne brusquement. La reconstitution de l’accident, entrecoupée de flash-backs, montre bien comment toute la formation puis la carrière de ce pilote extraordinaire l’amènent à prendre de manière instinctive LA bonne décision, qui sauve la vie des 155 passagers. Géant ? Bien sûr, mais cet instinct s’est aiguisé, construit sur des heures et des heures de pratique dans des environnements toujours plus stressants. Enfant, celui-là ne rêvait probablement pas de sauver des vies, mais de piloter de super machines volantes.

– « Vois-tu d’autres options ? » demande « Sully » à son copilote.

– « non », répond celui-ci, terrifié mais d’une concentration parfaite.

– « Alors on va le poser sur l’eau. »

Et il le fait, sans perdre une seule vie humaine.

Plus tard, la commission d’enquête le met sur le gril, au point de le faire douter un instant d’avoir pris la bonne décision. Mais il se reprend, fait face, et persuade les examinateurs de réintégrer le facteur humain dans leurs calculs.

Ce film est la réponse que l’Amérique a mis 15 ans à apporter au 11 septembre, première dans la série des Grandes Dates Noires. Avec un humour typiquement new-yorkais, le capitaine des pompiers va jusqu’à dire au pilote désemparé : « en matière d’avions, votre atterrissage est la meilleure chose qui nous soit arrivé depuis de nombreuses années ».

On se souvient que les new-yorkais avaient réagi au 11 septembre en développant encore plus de courtoisie et de solidarité. On repense à la manifestation Nationale du 11 janvier, dans toute la France, après Charlie.

Le message est clair : face à la présidente de la Commission d’enquête, qui vient de le décharger de toute responsabilité et le félicite pour son exploit, le pilote rappelle que les 155 passagers ont pu être sauvés grâce au concours de tout l’équipage, des garde-côtes, des plongeurs et des sauveteurs qui les ont recueillis. Il le dit sans fausse modestie, comme une évidence bonne à rappeler dans une époque qui appelle à la solidarité mais valorise principalement le chacun pour soi.

Alors, Nains ou géants ? Il faut imaginer la terreur de la chenille au moment de devenir papillon, et lui décrire les merveilles du printemps, lorsque ses ailes à peine sèches la porteront de fleur en fleur sous le soleil d’avril.

Il faut imaginer le petit G.… devenu, quelques années plus tard, un puissant nageur, champion dans sa catégorie – le relais.

Il faut entendre le message de « Sully », le pilote héroïque et merveilleusement compétent.

Commencé  aux urgences de St Joseph, puis de Léopold Bellan, en hommage au personnel de ces hôpitaux qui font un  travail formidable.